La Flagellation
Jean 19, 1 — se prie traditionnellement le Mardi & Vendredi
Évangile
« Alors Pilate ordonna d'emmener Jésus pour le flageller. »
Méditation
Jésus, Dieu fait homme, est dessaisi de toute humanité, humilié. Même traité en esclave, il ne cesse pas d'être Dieu. Dans sa chair broyée, il continue d'aimer et de se donner pour accomplir le Salut de tous les hommes.
La Flagellation de Jésus est un mystère de souffrance physique et d'humiliation. Après avoir été arrêté et condamné, Jésus est livré aux soldats qui le frappent cruellement. Entrons dans ce mystère pour méditer sur la pureté du Christ, qui accepte l'injustice par amour, et sur l'appel à la pureté de cœur dans nos propres vies.
La flagellation de Jésus manifeste la profondeur de son amour pour l'humanité. Lui, l'Agneau sans tache, accepte d'être traité comme un criminel, de porter sur son corps la violence et l'injustice du monde. Par ses blessures, il nous obtient la guérison et la paix : « C'est par ses blessures que nous sommes guéris » (Isaïe 53, 5).
Ce mystère nous invite à contempler la pureté du Christ, qui ne répond pas à la violence par la violence, mais par le pardon et l'amour. Il nous appelle à la pureté de cœur, à la maîtrise de soi, à la fidélité à la vérité et à la dignité humaine, même dans l'épreuve. La flagellation nous rappelle aussi la souffrance de tant d'innocents aujourd'hui, victimes de la violence, de l'injustice ou de l'exploitation.
En acceptant la flagellation, Jésus s'unit à tous ceux qui souffrent dans leur corps ou dans leur dignité. Il nous invite à lutter contre toute forme de violence, à respecter la vie et l'intégrité de chacun, à choisir la douceur et la miséricorde.
Dans notre vie, comment réagissons-nous face à l'injustice, à la violence, à la tentation de la colère ou de la vengeance ? Ce mystère nous invite à demander la grâce de la pureté, à rejeter toute forme de violence dans nos paroles, nos pensées, nos actes. Il nous appelle à respecter la dignité de chaque personne, à défendre les plus vulnérables, à être artisans de paix. Concrètement, cela peut se traduire par le pardon offert à ceux qui nous blessent, l'engagement pour la justice, le respect de notre corps et de celui des autres, et la prière pour les victimes de la violence.
Pour aller plus loin
L'instrument du supplice, le flagrum romain, était un fouet aux lanières de cuir garnies de petites boules de plomb ou d'osselets, conçu pour déchirer la chair. Ce châtiment, réservé aux esclaves et aux pires criminels, n'était pourtant qu'une tentative de Pilate pour apaiser la foule sans prononcer la sentence de mort — et c'est finalement Barabbas, un criminel reconnu, que la foule choisit de libérer à la place de l'innocent. Le prophète Isaïe, sept siècles à l'avance, avait déjà annonce le sens de cette souffrance : « C'est par ses blessures que nous sommes guéris » (Isaïe 53, 5). C'est dans cette lumière que la tradition spirituelle invite à vivre ce mystère comme un appel à la mortification des sens, en union avec les souffrances du Christ.
Prière
Seigneur Jésus, toi qui as accepté la flagellation par amour pour nous, purifie nos cœurs et nos vies, donne-nous la force de rejeter la violence et de vivre dans la dignité et la paix.
Et, Jésus, fruit de la pureté, purifie nos cœurs et nos vies.
Fruit du mystère
Le pardon de nos péchés. La pénitence.
Intentions de prière
- pour ceux qui sont accusés à tort.
- pour les chrétiens persécutés.
- pour les victimes des régimes totalitaires.
- pour que notre cœur s'ouvre aux détresses des personnes que nous côtoyons.
Clausules (à insérer dans les 10 « Je vous salue Marie »)
- Jésus, flagellé,
- Jésus, Parole qui se tait,
- Jésus, mis au rang des accusés,
- Jésus, victime de la haine des hommes,
- Jésus, qui se fait serviteur,
- Jésus, accablé par le mal,
- Jésus, livré aux mains des méchants,
- Jésus, condamné injustement,
- Jésus, qui m'aime et me pardonne,
- Jésus, qui m'apprend le don total,